L'accélération de l'intelligence artificielle se mesure désormais par sa capacité à construire ses propres successeurs. Anthropic a récemment rendu publics des indicateurs internes pour quantifier cette automatisation, en utilisant l'échelle d'« Automation Level » (AL) développée par Epoch AI. Cette échelle mesure l'implication de l'IA dans un processus, allant de l'absence totale d'assistance (AL0) à l'autonomie complète sans intervention humaine (AL5).
Le stade de la supervision
Actuellement, l'implication de Claude dans la recherche et le développement (R&D) d'Anthropic se situe au stade AL4. À ce niveau, l'IA est capable de mener la majeure partie d'une tâche de bout en bout à partir d'une instruction de haut niveau, tandis que l'humain assure la supervision source. Selon les données d'Anthropic en août 2026, Claude « dirige » 26 % des travaux de R&D de l'entreprise source.
Il est crucial de distinguer cette capacité de direction de l'autonomie totale. Si l'IA peut exécuter des blocs massifs de travail, elle reste sous contrôle humain. À l'heure actuelle, aucun sous-ensemble de la R&D d'Anthropic n'est réalisé de manière entièrement autonome par Claude source.
De l'automatisation à l'amélioration récursive
Cette mesure vise à évaluer la proximité avec l'amélioration récursive (RSI), un stade où un modèle construirait son successeur de manière totalement autonome. Si l'automatisation des processus de création permet de développer des modèles plus performants plus rapidement, elle pose la question de la capacité humaine à comprendre et à contrôler des systèmes dont le cycle de développement s'accélère source.
La distinction entre une IA qui collabore (AL3) et une IA qui mène la tâche (AL4) marque une étape critique dans la gestion des risques de développement.
